La motricite libre conseils d’un chiropracteur

janvier 18, 2017 by admin0
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La motricité libre : Qu’est-ce que c’est ?

Il s’agit de comprendre comprendre comment et pourquoi laisser son enfant évoluer à son propre rythme lui permet de bien grandir,  en l’accompagnant dans la découverte de son environnement et dans ses apprentissages. L’idée n’est pas de culpabiliser, on ne vous demande pas d’être un parent parfait. 

Les origines de cette idée : Laisser l’enfant évoluer à son rythme

Emmi Piklet, pédiatre hongroise du début du 20em siècle, observait les enfants lors de leur croissance et comprit que les enfants n’avaient pas besoin de l’intervention des adultes pour apprendre à bouger, à interagir avec l’extérieur puis à marcher. Elle eut l’idée de laisser les enfants bouger, évoluer à leur rythme au sein d’une pouponnière qu’elle dirigeait. Elle confirma ses hypothèses auprès de centaines d’enfants. Ces travaux sont aujourd’hui une reférence, mais dans un monde consumériste, il existe toujours des industriels pour vous vendre l’idée qu’avec de nombreux objets, votre enfant évoluera plus vite.

Pourquoi préférer la motricité libre ? Votre enfant a besoin de se muscler et d’évoluer pas à pas.

 

Apprendre à marcher peut se comparer à construire une maison : il faut de bonnes fondations pour passer à l’étape suivante : construire les murs. Si vous « forcez » votre bébé à faire des choses qu’il n’est pas encore capable de faire seul, vous donnerez des informations trop avancées au cerveau.

Les différentes étapes de la marche

 Cette progression dépend de plusieurs facteurs :

  • La maturité du cerveau : chaque personne est unique et a son propre rythme !
  • De la « tonicité de l’enfant : Certains bébé seront plus demandeurs, plus à l’aise … Il suffit de les observer.
  • Des experiences de motricité : plus l’enfant est face à une même bonne situation, plus le schéma moteur positif est renforcé. De même lorsque l’on commet des erreurs.
  • De l’attitude des personnes qui entourent l’enfant : l’envie de faire avancer plus vite l’enfant, de le voir marcher…

Vous n’avez pas appris à faire des roues sur votre vélo avant de savoir en faire sans les petites roues ? Pour votre enfant, c’est la même chose.

Alors comment s’y prend on ?

Il ne s’agit pas de tout jeter à la poubelle (chaises hautes, transat …), mais d’en limiter l’utilisation pour le bien être de votre petit bout. Je n’aime pas conseiller l’arrêt total des choses qui vont font plaisir, mais pour le cerveau tout neuf de votre enfant, il est important de faire attention.

LES CHOSES A LIMITER : 

  • Les transats, les poufs (cooconababy, doomoo, etc) : On évite de les y placer plus de 30 minutes par jour dedans. Même si c’est pratique et que cela permet d’avoir votre bébé avec vous, cette position en legère flexion n’est pas adaptée. Votre nourrisson a besoin d’être placé à plat, sans coussin. Il pourra gigotter librement.
  • On ne cale pas bébé avec des coussins assis : Essayez de ne pas projeter votre désir d’adulte (« « ha » ce serait bien d’avoir un support quand je suis assis(e) ») et celui de votre enfant : oui vous rêvez de faire la sieste dans un transat géant, votre enfant est mieux allongé.
  • Encourager votre enfant à faire des choses qu’il n’est pas capable de faire seul : se mettre assis, marcher. Le système nerveux se développe par étape.
  • Oubliez le trotteur et les youpala, les tables d’éveil bébé debout « coincé » : Tous les professionnels de la Santé vous le diront : ces objets ne sont pas du tout bons pour la croissance et l’apprentissage de la marche de votre enfant, le pied ne se déroule pas correctement, etc…

ESSAYONS PLUTÔT CECI :

  • Stimulons les mouvements de bébé dans tous les sens : Changez régulièrement bébé tête bêche dans son lit : il vous cherche des yeux, cela permet de le faire à droite comme à gauche. De même si vous avez un mobile central, des peluches, un jouet musical, orientez-les alternativement des deux côtés du berceau. Pensez aussi à changer les perspectives visuelles de votre enfant en ne plaçant pas systématiquement les arches au-dessus de lui, afin qu’il apprenne à muscler sa vision.
  • Laissons bébé pied nu le plus possible : Il pouvoir prendre des appuis fermes.
  • Accompagnons bébé dans ses apprentissages : La motricité libre, cela ne veut pas dire que vous ne pouvez pas stimuler votre bébé pour lui montrer le chemin, au contraire. Sur le dos, par exemple, vous pouvez approcher son pied de sa bouche afin qu’il prenne conscience des mouvements, de son corps.
  • Accompagnons bébé à bouger seul : Plaçons bébé sur le ventre : Lorsque bébé sait se retourner (ne focalisez pas sur le calendrier) vous pouvez le placer sur le ventre. Cette position permet à bébé de renforcer ses muscles du dos et limite les risques de plagiocéphalie (aplatissement du crâne aggravé en position allongé sur le dos).
  • Laissons-le explorer le monde : Lorsque c’est possible pour vous, sortez-le du parc. Cela ne veut pas dire ne pas s’occuper de lui, mais lui permettre de découvrir un environnement nouveau. Aider bébé à découvrir le monde et à faire pleins d’expérience est une bonne chose également : faites-lui goûter, toucher, voir.
  • Bébé va marcher, ne vous inquiétez pas : Peu importe que votre petit bout marche plus tôt que celui de votre voisine, il a son rythme a lui.
  • Laissez-le faire des chutes, se relever seul, trouver son chemin : Cela forge sa confiance en lui, et renforce sa capacité en l’idée qu’il est capable de faire.

ET LA CHIRO DANS TOUT CA ?

Le rôle du chiropracteur est d’évaluer le bon développement moteur de l’enfant, et de faire des liens avec son système nerveux, articulaire et musculaire. Les apprentissages peuvent parfois être gênés par des troubles posturaux comme les torticolis, les restrictions de mobilité, les troubles posturaux (bébé tourne toujours la tête du même côté, ne semble pas à l’aise sur le dos ou sur le ventre, pleure beaucoup par exemple), une naissance compliquée (césarienne, forceps, cuillères …)

Avec douceur, le chiropracteur pratique des stimulations et des ajustements articulaires, musculaires et nerveux permettant au corps de fonctionner librement. Ainsi bébé sera libre de grandir librement, pourra marcher et se développer sur de bonnes bases.

 

A LIRE : 

  • « Se mouvoir en liberté dès le premier âge » Emmi Pikler –  www.pikler.fr
  • www.michele-forestier.fr/probleme-marche-bebe
  • www.journalpsychomotricienne.fr : Un blog d’une maman psychomotricienne avec beaucoup de conseils
  • www.lecahier.com/bebecie-6-avantages-a-inscrire-votre-bebe-a-un-cours-de-motricite : Fauve donne son retour de maman sur un cours de motricité avec une chiropraticienne.
  • www.famille-epanouie.fr/motricite-libre

 


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